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Oncle Jean

Jean Jadot

1909-2009

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Qui était Monseigneur Jean Jadot ?

 

Très rapidement: 

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  • Naissance à Bruxelles le 23 novembre 1909. Aîné de 8 enfants dont 7 filles.

  • Septembre 1914 à mars 1919 : 1ère guerre mondiale : exilé à Londres avec sa famille.

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De l’adolescence à l’épiscopat (1919-1968)

  • 1920-1926 : Études secondaires à St Louis (Bruxelles).

  • 1926-1930 : Doctorat en Philo à Louvain, avec 1 an à la Sorbonne.

  • 1930-1934 : Entrée au grand séminaire de Malines. Ordonné prêtre le 11 février 1934.

  • 1934-1939 : Vicaire à la paroisse Ste Gertrude (Etterbeek). Aumônier de la JIC (Jeunesse Indépendante Catholique)

  • Dans l’immédiat après-guerre : membre fondateur de la Revue Nouvelle

  • 1945-1952 : Aumônier de l’École d’Infanterie (Tervuren) puis de l’École Royale Militaire (Bruxelles).

  • 1952-1960 : Aumônier de la Force publique congolaise (au Congo).

  • 1960-1968 : Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.

  • 1er mai 1968 : ordonné évêque.

 

Les années au service diplomatique du Saint Siège

  • 1968-1971 : Délégué apostolique à Bangkok (Thaïlande)

  • 1971-1973 : Pro-nonce apostolique à Yaoundé (Cameroun).

  • 1973-1980 : Délégué apostolique à Washington (USA).

  • 1980-1984 : Pro-président du Secrétariat pour les non-chrétiens, au Vatican (Rome).

 

La retraite

  • 1984-21 janvier 2009 : retour à Bruxelles.

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Pour en savoir un peu plus...

Ordination sacerdotale du père Robert Francis Prévost, Rome 19 juin 1982

Peinture Alice Neel, Porttarit de Monseigneur Jadot, H.S.T.  H.60cm. x L.40 cm Collection Apostolic Delegation, Washington DC.

L’enfance:

Né le 23 novembre 1909 à Bruxelles, Jean Jadot est le fils aîné de Lambert Jadot (1875-1967) et Gabrielle Flanneau (1888-1972) ; seul fils il sera suivi de sept sœurs. Il vit une petite enfance heureuse et insouciante au sein d’une famille croyante et ouverte au monde. Son esprit curieux, avide de comprendre et d’apprendre, lui vaut le surnom de « Mr Why.»

En Angleterre pendant la guerre 1914-1918, sa mère sera sa première institutrice avant de l’inscrire dans une école belge à Londres où il suivra les deux dernières années de primaires. A l’âge de 8 ou 9 ans, pendant sa prière du soir, il a senti et compris que Dieu l’appelait à devenir prêtre et n’a jamais mis en doute ni regretté cet appel.

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De l’adolescence à l’épiscopat:

1919-1968 : rentrés en Belgique à la fin de la guerre, ses parents l’inscrivent à l’Institut St Louis à Bruxelles, de 1919 à 1926 ; il obtient ensuite le grade de Docteur en Philosophie à l’université catholique de Louvain, en 1930 et entre au séminaire de Malines-Bruxelles. Il sera ordonné prêtre par la cardinal Van Roey le 11 février 1934 et est tout de suite nommé vicaire de la paroisse Ste Gertrude à Etterbeek. Il assure plusieurs fonctions en lien avec les jeunes ainsi que dans les œuvres missionnaires de l’Église, et fait partie du comité de rédaction de la revue « Cité chrétienne » : il signe ses articles du nom de « Augustin Drufosse ».

Pendant la guerre 1940-1945, Jean fait « comme tout le monde » un peu de résistance : il héberge dans sa maison avenue des Nerviens quelques personnes recherchées par la Gestapo et passe des informations à Londres via le réseau « Zéro » de William Ugeux. Il a participé à l’organisation de « semaines d’études » qui réunissaient 300 jeunes hommes au collège de Malonne, pour réfléchir à la manière d’être chrétien en ces temps difficiles.  Cela a peut-être amené Jean à aider des jeunes à quitter le pays pour éviter d’être envoyé au travail obligatoire en Allemagne ? Jean s’est toujours montré très discret sur ce sujet.

A la fin de la guerre, Jean est nommé aumônier à l’école d’infanterie, à Tervuren puis à l’école royale militaire de Bruxelles. Viennent alors les années en Afrique, comme aumônier de la force publique au Congo, petite armée de 25.000 hommes et leurs familles, de 1952 à 1960. Il est en congé en Belgique lors des tragiques événements qui ont mené le Congo à l’indépendance en 1960. Pendant 8 ans, Jean occupe alors la fonction de directeur des Œuvres pontificales missionnaires, ce qui l’amène à voyager : Congo, Rwanda-Burundi, Japon, Taïwan, Philippines et Haïti et Romr.

 

Archevêque en mission :

Thaïlande : 1968-1971 : Le 23 février 1968, le pape Paul VI nomme Jean Jadot archevêque titulaire de Zuri et délégué apostolique en Thaïlande , Laos, Malaisie, Singapour et les sultanat s de Sarawak et de Brunéi. Alors qu’il hésite à accepter cette lourde charge, la lecture de la messe du jour lui apparaît comme une évidence : « Le Seigneur dit à Abraham : quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père pour le pays que je t’indiquerai ».

Cameroun : 1971-1973 : En 1971, Jean est nommé pro-nonce apostolique au Cameroun, Gabon et Guinée équatoriale. L’Evangile de St Luc éclaire sa nouvelle mission : « Lorsque vous aurez fait tout ce qui était à faire, dites : nous n’avons fait que ce que nous devions faire. Nous sommes des serviteurs inutiles. »

Il est confronté à une situation institutionnelle complexe sinon délicate : la conférence épiscopale est divisée, elle est en conflit avec Rome et avec le gouvernement (Un évêque est emprisonné par le gouvernement).

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U.S.A. :

1973-1980 : En été 1973, il part à Washington, où le pape Paul VI l’envoie comme délégué apostolique aux Etats-Unis : il est le premier non-italien à occuper ce poste important. A nouveau, une citation de la messe du jour est comme un signe pour lui : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisi pour que vous alliez et produisiez du fruit. »

Sa mission explicite est de rallier les fidèles cathos à une attitude positive vis à vis de Rome et du pape – (Anecdote : à un dîner diplomatique, la maîtresse de maison présente l’archevêque comme le premier nonce non catholique !)

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Rome :

1980-1984 : Le 27 juin 1980, le pape Jean-Paul II l’appelle à Rome et le nomme pro-président du Secrétariat des non-chrétiens. Lors d’une importante réunion sous la présidence du pape, où il est coutume de parler italien, Jean intervient en français et le pape poursuit dans la même langue, en disant avec un large sourire : « Voilà que Mgr Jadot me fait parler français ! »

C’est une mise à l’écart des cercles décisionnels et une bataille institutionnelle pour le maintien du secrétariat qu’il dirige contre le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Ratzinger.

Le 19 juin 1982, il ordonne prêtre le jeune Robert Francis Prevost, qui sera élu pape le 8 mai 2025 sous le nom de Léon XIV.

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Tout au long des 12 ans de ministère au service diplomatique du saint Siège et des 4 ans à la curie romaine, oncle Jean écrivait à sa famille des lettres où il parlait des pays, des coutumes locales, de son travail, de ses difficultés et de ses joies.

Il témoignait d’une saisie compréhensive des rapports sociaux et institutionnels que sa foi et son attachement au Christ Crucifié et Ressuscité lui inspirait avec une conscience éduquée.

Il faut rester attentif qu’oncle Jean n’était pas un réformateur mais il prônait et prêchait une reprise et des ajustements selon des choix évangéliques.  En morale par exemple, il répétait que le premier et le dernier critère sur des questions sociales et morales restent toujours une conscience personnelle éduquée.

La hiérarchie de l’Église voyait en lui un leader progressiste, qui suscitait parfois de fortes oppositions par ses déclarations ou décisions : il a encouragé l’Eglise américaine à accueillir les minorités, à élargir le rôle des femmes, à augmenter la participation des laïcs, et  à être moins sévère sur certaines règles. Aux Etats-Unis, il a été responsable de nominations ou translations  de plus de 170 évêques, surnommés les « Jadot’Boys » ou les « Jadot’ Bishops ». Le pape Paul VI l’appréciait tout particulièrement.

 

Les dernières années à Bruxelles :

En avril 1984, l’année de ses 75 ans, Jean présente sa démission en raison de son âge et de ses difficultés de santé et il rentre en Belgique où il a la joie de retrouver sa grande famille. Passionné par la jeunesse, il reçoit toujours avec plaisir ses nombreux neveux et petits-neveux, émerveillés de son ouverture d’esprit et de sa connaissance du monde. Il disait : « Les autres m’ont toujours intéressé, spécialement les jeunes : ils vous apprennent tellement, leurs expériences et la sagesse qu’ils en tirent aident à mieux comprendre celles que l’on a vécues soi-même, à découvrir ses insuffisances propres et à affiner la sagesse qui vient avec le développement de la vie » (Récit autobiographique – Avril 1984).

Oncle Jean s’éteint chez lui, à la Résidence Eden Green à Stockel dans sa centième année, le 21 janvier 2009, entouré de sa famille.

Les cardinaux Laurent Monsengwo de Kinshasa, et Godfried Danneels de Malines-Bruxelles entourés de  dix-sept amis évêques président la communauté  chrétienne et l’assemblée familiale  d'action de grâce pour sa longue vie  et son passage à la vision entière de Dieu -  

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Et pour plus de détails :

Patience …

Un récit biographique complet est en cours de réalisation …

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